Après la grossesse, le cerveau se modifie pour une durée de deux ans

Le cerveau des femmes enceintes se modifie afin de mieux se préparer à l’arrivée du bébé

Le cerveau des femmes enceintes s’adapte à l’arrivée prochaine du nouveau-né. Un changement qui perdure pendant les deux années qui suivent la naissance. Telles sont les conclusions de l’étude de Elseline Hoekzema et son équipe de l’université de Barcelone. Étude parue récemment dans la revue Nature Neuroscience.

  • Des modifications significatives du cerveau de la femme enceinte

cerveau

Crédit : Mewtow

Pour arriver à une telle observation, les chercheurs ont regroupé 25 femmes enceintes, 19 jeunes pères, ainsi que 17 hommes et 20 femmes n’ayant jamais eu d’enfants. Ils leur ont fait passer des examens, notamment des IRM permettant d’observer l’activité cérébrale. Puis ils ont de nouveau fait passer ces examens après l’accouchement des femmes enceintes.

Le cerceau des personnes (hommes ou femmes) n’ayant jamais eu d’enfant ne montrait aucune modification visible. Même chose pour les hommes ayant eu un premier enfant. En revanche, le cerveau des femmes avant et après grossesse présentait des modifications significatives. Celles-ci étaient concentrées dans la partie du cerveau qui gère les relations sociales.

D’autres analyses ont également été réalisées après ces premiers résultats. Elles ont montré que ces changements sur les jeunes mamans perduraient jusqu’à deux ans après la naissance.

Pour les chercheurs, il s’agirait d’un processus adaptatif donnant aux jeunes mères un attachement maternel naturel à leur bébé. Ceci renforcerait le lien avec l’enfant, induisant à la mère de prendre soin de son nouveau-né.

Toujours selon les chercheurs, il s’agit là de la première démonstration que la grossesse induit des changements durables sur le cerveau humain.

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Une grossesse après 33 ans rallongerait la longévité !

Des scientifiques ont montré que les femmes ayant eu une grossesse après 33 ans vivraient plus longtemps.

Les femmes ayant eu leur dernier enfant après 33 ans sont deux fois plus nombreuses à atteindre l’âge de 95 ans que celles ayant accouchées de leur dernier né avant 29 ans.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Columbia aux États-Unis. Cette étude est parue dans la revue Ménopause début décembre 2016. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié le profil de presque 400 femmes, ayant plus de 70 ans et ayant eu moins un enfant.

  • Une grossesse après 33 ans

ADN après 33 ans

Modélisation de l’ ADN. Crédit : Thorwald

Ils ont ensuite constaté que les femmes ayant eu leur dernier enfant après 33 ans avaient une particularité génétique. Leurs chromosomes qui renferment l’ADN était davantage protégés. Ceci grâce à ce qu’on appelle des télomères qui avaient comme caractéristiques d’être plus longs que chez les autres femmes. De longs télomères protègent ainsi davantage les chromosomes, ce qui  augmente l’espérance de vie.

Plus précisément, 35% des femmes ayant eu leur dernier enfant après 33 ans avaient de longs télomères. Alors que pour les femmes ayant eu leur dernier enfant avant 29 ans n’étaient que 20% à posséder de longs télomères.

Les chercheurs ont toutefois voulu insister sur le fait qu’avoir un enfant après 33 ans ne garantissait pas pour autant une longévité exceptionnelle. Cette dernière dépendant de nombreux autres critères comme l’hygiène de vie ou la condition sociale. En outre, une grossesse tardive présente davantage de risque pour l’enfant à naitre.

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Le délit d’entrave numérique à l’IVG adopté par les députés

Les députés ont adopté le délit d’entrave numérique à l’avortement

Les députés ont validé ce jeudi 1er décembre en première lecture la proposition de loi étendant le délit d’entrave à l’IVG par tout moyen, y compris via des sites internet diffusant des informations trompeuses sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

  • Le délit d’entrave de 1993 est renforcé

Délit d'entrave à l'IVG

Laurence Rossignol en 2012.
Crédit : ALRPMN

Le délit d’entrave à l’IVG existe depuis 1993. Il sanctionne ainsi d’une peine pouvant aller jusqu’à trente mille euros d’amende et 2 ans de prison quiconque empercherait une IVG ou tenterait de le faire. Ceci en freinant le fonctionnement des institutions réalisant des IGV. Ou en intimidant le personnel de celles-ci ou directement les femmes qui souhaiteraient se faire avorter.

Depuis le 1er décembre 2016, ce délit d’entrave est donc complété d’une phrase qui inclut des sanctions contre ceux qui s’opposerait à une IVG par « tout moyen, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales« .

Sont clairement ciblés par cette proposition de loi, les sites de désinformations sur l’IGV. Ces derniers se trouvent en bonne place dans les moteurs de recherche lorsqu’un requête est effectuée sur l’IVG. Il se retrouvent ainsi à coté des sites d’information gouvernementaux. Mais derrière une présentation neutre et à l’apparence officielle, ces sites ont clairement un parti-pris hostile à l’IGV. Leur but étant de décourager les femmes à avorter, sans donner d’informations objectives.

  • Une vive opposition gauche-droite dans l’hémicycle

Laurence Rossignol, la ministre des familles, a précisé en introduction aux débats dans l’assemblée que « Chacun est et reste libre d’affirmer son hostilité à l’avortement, sur Internet ou ailleurs. A condition de le faire en toute honnêteté, car la liberté d’expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits ».

Ce texte porté par le parti socialiste a vivement été critiqué par le parti Les républicains. 76 amendements ont été déposé, principalement par le parti de droite. Car ce dernier y voit une atteinte à la liberté d’expression, et une volonté de cacher les alternatives à l’IGV.

La proposition de loi passera par le Sénat le 7 décembre, selon le principe de la procédure accélérée. Le vote final au Parlement est planifié dans moins de trois mois.